A l'instant où ma vie n'a plus aucun sens, je reviens en arrière, pour trouver un semblant de beauté dans l'expression :
L'animosité exacerbée d'une envie bafouée se traduisant sous forme de divers symptômes, tous les plus douloureux les uns que les autres. L'assouvissement serait un semblant de condamnation à une vie morne. La morosité de l'âme qui tente parfois de se sauver d'elle même. Le lynchage auto-destructeur n'a pour aboutissement que l'enlisement infini. En humant les odeurs nauséabondes construisant le monde actuel, l'écoeurement est la première et seule réaction. Elle pourrait presque être qualifiée de l'adjectif hypocrite et malsain qu'est "normal". La critique extérieure pourrait me discréditer. Je n'en ai que faire. Le jugement rapide et appauvri de conscience m'importe peu. L'importance est ici bas apportée principalement et généralement à la notion puritaine de grâce. Elle est d'une rareté qui en fait sa valeur innomable. La question suivant survient alors : Comment savoir si l'on en est pourvu ? L'étude des mouvements du monde peut parfois amener à de graves considérations. On peut rarement dire d'une personne qu'elle est gracieuse. Car c'est un adjectif purement féminin. Peut-on encore trouver la grâce dans ce bas monde ? Car elle ne se travaille pas, elle est innée. Ainsi que l'art, ou le talent, la grâce est innée et inaltérable. Dans quelque situation qu'elle se trouve, la gracieuse conserve son élégance naturelle. Bafouée, attachée, meurtrie, voilée, violée, arrachée, écorchée, tranchée, clouée, figée et privée de tous ses droits humains, la gracieuse conserve sa grâce qui en est même amplifiée dans l'adversité. On peut travailler vers différentes postures ou attitudes mais jamais on atteindra la grâce, si celle-ci n'est pas initiale.