Puisque je suis tout ce qu'il me reste ...

Puisque je suis tout ce qu'il me reste ...
"Laissez-moi me débattre
Venez pas m'secourir
Venez plutôt m'abattre
Pour m'empêcher d'souffrir"
Le monde est stone

# Posté le samedi 10 janvier 2009 15:08

Modifié le dimanche 11 janvier 2009 08:27

Travailler plus pour gagner plus, se droguer plus pour s'éclater plus, baiser plus pour jouir plus ...

Travailler plus pour gagner plus, se droguer plus pour s'éclater plus, baiser plus pour jouir plus ...
Quand tout s'écroule au fur et à mesure, il n'y a plus de repères, plus d'avenir. Tout ce qui pourrait constituer une vie n'est plus. Je n'arrive à accorder ma confiance à personne, et l'expérience me prouve que j'ai raison. Je rejète l'autorité avec force, bafouant ainsi mon avenir qui n'est même pas noir, simplement inexistant. Me rabaisse pertinemment, et une fois de plus, l'expérience est avec moi. Je n'ose même pas parler d'amour. Heureusement qu'il n'est pas là. Alors forcément, j'ai un peu d'espoir, car ce sera forcément meilleur. Puisque ça ne peut pas être pire.
Et pleurer; pleurer jusqu'à en crever. Poursuivre dans une logique de suicide moral pur et dur. J'a décidé de me laisser couler. C'est lâche, débile, mais tellement plus facile J'ai toujours choisi la facilité. Je n'ai aucune force morale. Et malheureusement pour moi j'ai reçu une éducation.
Mes propose sont décousus. J'en ai conscience. Une envie de violence sans relâche. J'ai même pas envie de mourir, c'est encore pire. Obligée de tout suporter. Aucun échappatoire. Ecrire. Pour ne pas succomber.
Puis arrêter. Puisque rien n'a aucun sens.


(je promène mon scepticisme et mon dégoût de vivre sur les remparts de la laideur humaine)

# Posté le samedi 10 janvier 2009 15:06

Extrait du 1er décembre 2oo8

Extrait du 1er décembre 2oo8
A l'instant où ma vie n'a plus aucun sens, je reviens en arrière, pour trouver un semblant de beauté dans l'expression :

L'animosité exacerbée d'une envie bafouée se traduisant sous forme de divers symptômes, tous les plus douloureux les uns que les autres. L'assouvissement serait un semblant de condamnation à une vie morne. La morosité de l'âme qui tente parfois de se sauver d'elle même. Le lynchage auto-destructeur n'a pour aboutissement que l'enlisement infini. En humant les odeurs nauséabondes construisant le monde actuel, l'écoeurement est la première et seule réaction. Elle pourrait presque être qualifiée de l'adjectif hypocrite et malsain qu'est "normal". La critique extérieure pourrait me discréditer. Je n'en ai que faire. Le jugement rapide et appauvri de conscience m'importe peu. L'importance est ici bas apportée principalement et généralement à la notion puritaine de grâce. Elle est d'une rareté qui en fait sa valeur innomable. La question suivant survient alors : Comment savoir si l'on en est pourvu ? L'étude des mouvements du monde peut parfois amener à de graves considérations. On peut rarement dire d'une personne qu'elle est gracieuse. Car c'est un adjectif purement féminin. Peut-on encore trouver la grâce dans ce bas monde ? Car elle ne se travaille pas, elle est innée. Ainsi que l'art, ou le talent, la grâce est innée et inaltérable. Dans quelque situation qu'elle se trouve, la gracieuse conserve son égance naturelle. Bafouée, attachée, meurtrie, voilée, violée, arrace, écorchée, tranchée, clouée, figée et privée de tous ses droits humains, la gracieuse conserve sa grâce qui en est même amplifiée dans l'adversité. On peut travailler vers différentes postures ou attitudes mais jamais on atteindra la grâce, si celle-ci n'est pas initiale.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 22 décembre 2008 16:22

Ca pourrait être mon histoire

o8/12 :

Je voudrais t'écrire tu sais. Dire et expliquer ce qui faisait que nous étions nous. Une fille en manque de tout. Un garçon qui a trop peur de mal faire. Une histoire improbable en somme. Quelque chose qui n'aurait même pas du exister dans aucun de nos deux esprits. Alors je me suis battue. J'ai un don pour les combats perdus d'avance. D'abord celui de lutter conte mes sentiments envers toi, ensuite celui de former un couple à peu près potable. Mais c'est l'essence de l'homme qui ne cesse d'experer des choses aussi insensées soient-elles. Je voudrais te dire... tellement de choses et rien à la fois. Puisque, comme tu le dis, il n'y a rien à dire. Selon toi, tout aurait été dit ? En réalité, rien n'a été dit. Ce qui va encore nous conduire à une situation indécise où un jour je vais t'aimer, un jour te detester et toi, tu n'en aura plus rien à faire. Oui, je sais pertinemment que nous, ça ne mène à rien. Mais merde, de toute façon, je n'oserais jamais te dire le quart de ce que je pense et de toute manière, tu n'en a rien à faire. Tout cela est tellement inutile ! Je n'aurais jamais du te regarder. Tu n'aurais jamais du me regarder. Quelle ignoble idée t'es passée dans la tête ! Illustre hasard ! Jamais je ne voudrais t'avoir dit "je t'aime", jamais je n'aurais du te rencontrer. C'étais tellement bête ! Condamnée à me repentir, pour essayer d'effacer l'ineffacable. Oublier l'inoubliable. Nommer l'innomable. Désaimer l'aimable.

# Posté le dimanche 14 décembre 2008 15:19

En tout homme se trouve une part de solitude qu'aucune intimité humaine ne peut combler, pas même l'amour le plus fort entre deux êtres .... [Frère Roger]

En tout homme se trouve une part de solitude qu'aucune intimité humaine ne peut combler, pas même l'amour le plus fort entre deux êtres .... [Frère Roger]
Alors en fin de compte, il n'y a pas d'issue. On croit, on éspère, c'est le propre de l'être humain. Même dans la pire des situations, il ne cesse d'espérer. Pourtant il n'y a jamais de bonheur. On ne sait même pas pourquoi on continue. A cause seulement de l'instinct de survie.
Oui, il y a l'amitié. Mais il faut toujours garder à l'esprit qu'on ne peut compter sur personne. Faire confiance oui, mais compter non. On ne doit pas pour autant s'empêcher de s'amuser. C'est naturel et cela fait oublier un instant l'amertume d'être là et le goût âpre du quotidien.
Oui, il y a aussi l'amour. Mais rien, rien n'est éternel. Les passions, aussi fortes soient-elles, s'estompent pour se muer en amitié. Il n'y a pas allusion d'avenir en amour. L'amour, c'est du présent, c'est tout.
Et le passé ? Le passé parasite le présent. On ne peut y échapper. Ceux qui fuient leur passé fuient leur présent. Il ne regardent que le futur.
Alors oui, évidemment desfois on se sent coupable. Coupable d'être si pessimiste, si ancré dans la réalité. On voudrait parfois vivre dans le rêve des autres. Ces autres pour qui nous sommes toujours là.
Posez donc la question à n'importe qui ! Pourquoi tu vis ? Et trouvez moi quelqu'un capable de répondre à cette fioutue question !
On sait même rarement pourquoi on aime. Il y a-t-il seulement allusion de raison en amour ?
Il n'y a rien. Aucune issue. Que des futilités. Un passage sur Terre pour par grand chose. Et la plupart des gens aiment ça.

# Posté le lundi 03 novembre 2008 16:03