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So far away from...
C'est dans un de ces moments de dés½uvrement. Tu ne sais même plus ce que tu veux. Rien. Une fin, un début. Quelque chose au moins. La routine t'enferme un peu plus chaque jour. Alors pour en sortir, tu trouves des moyens d'échappatoire certes fictifs mais au moins pour survivre... Oui, tu n'en peux plus. Mais quelle importance ? Tu es capable de passer du tout au rien, du rire aux larmes. Tu sais si bien mentir au fond. Mais peut-être pas tant que ça. Il y a des gens à qui il est impossible de mentir.
Tu voudrais... tu voudrais... Est-on encore obligé de vouloir quelque chose ? Ne peut-on pas se contenter d'être là ? Une ombre parmi tant d'autres. Un fantôme, aussi bien en surface qu'au fond. Mes paroles sont d'un insipidité même pas remarquable, juste affligeante. Continuer dans la banalité, rassurante, sois disant. Ça peut faire flipper. Mais nan, ça fait plus rien. Rien. Un trou béant. Je suis vide, je crois. Je ne peux même plus apposer de certitude, ce serait être trop vivante. Se contenter de parler par phrases toutes faites, l'originalité fait tellement peur aux gens.
N'être rien. Comme des millions de gens. Et ne suffire a rien, même pas à soi même. Car c'est triste tout de même, que de devoir dépendre des autres. Alors, on est peut-être pas "comme il faut" mais au moins on ne dérange personne. Pas de souffrance divulguée. Un intériorisation.
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# Posté le dimanche 01 novembre 2009 03:42

Suck

Suck
Cette putain de vie. Putain de connerie. J'aimerais simplement hurler mon désespoir mais je ne peux même pas. Je ne sais pas de quoi j'ai envie. J'aspire à être ce que je ne serais certainement jamais. Ce que je ne pourrais pas être. Si je ne réussi pas, vais-le perdre ? Sera-t-il là quoiqu'il arrive ? M'aime-t-il autant que je l'aime ? Ce putain de type.
Tu sais c'est dans ces putains de moments où ta seule obsession est de crever. Tu voudrais tellement tout plaquer. Partir pour de bon. Peut-être que rien n'en vaut la peine. Je me torture moi-même et aime ça. Putain de masochiste. Putain de salope. Pas foutue de vivre, tout simplement. Oh si, à chaque fois, tu y crois. Mais nan, c'est des conneries, au fond de toi, tu le sais bien. Que tes trips nocturnes l'emportent sur l'image que tu tente, en vain, de donner. Car lorsque tu fais semblant, tu ne perds pas de vue le jour de ta mort. Aussi proche soit-il. Ouais, t'es ptet qu'une pauv' conne mais au moins tu kiffes ça. Tu kiffes ça être une putain de salope. Et tu les emmerdes tous. Qu'ils aillent se faire foutre au fond. Pas besoin d'eux.
Exemple typique d'une auto-persuasion plus ou moins efficace. Tu ne sais même plus ce qui est vrai. Tu t'enferme alors dans du pur mystique : la mort. L'amour. Tu ne vis que pour ça et tant pis pour ceux qui ne peuvent pas comprendre ça. Au fond, tu kiffes ça qu'on ne puisse pas te comprendre. Pour essayer de te prouver que tu existes. C'est assez drôle au fond. Les tribulations d'une pauvre gamine qui ne grandira jamais. Ouais, elle va crever avant. Sans rancune.
Fucking one.

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 13:20

Acrimonie d'un soir.

Acrimonie d'un soir.
Comment comprendre cet attrait pour le morbide, qui me reviens souvent ? Et la difficulté, lorsque je l'atteint, à m'en sortir tout à fait . Il y a une certaine complaisance dans le morbide. Mais qui, pour ma part, ne dure jamais très longtemps. Il est pourtant récurrent, fait partie inhérente de ma vie. Il y a toujours des choses que je trouve très étranges...
Un état réflexif intense. Et pourtant une rapidité dans l'exécution. Comment ne pas assimiler le quotidien à cette foutue routine ? Encore jeune (?) et déjà tellement peur. De vieillir (ou mûrir ?) trop ou pas assez vite ... Et si, à un moment, je me rendait compte que ma vie ne me convenait pas ? A-t-on le droit de péter un câble ? Y a-t-il un âge pour péter un câble? Est-ce réservé à l'adolescence ? Je sors tout juste de cette infâme période et me demande si la mienne (d'adolescence) m'à plu. Suis-je heureuse d'en sortir ? Peur d'être assouvie à cette obligation de raisonnable désormais. Tout en continuant de profiter de la vie. Profiter ? Quelle définition peut-on donner à ce mot, utilisé maintes fois, sans aucune parcimonie et donc parfois à tort. Il désigne primitivement l'usage de moyens mis à notre disposition, aux dépends d'autrui... Quelle définition égoïste. Alors, jeunesse égoïste ? Je dirais plutôt générationS égoïstes. France égoïste ? Sans doute.
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# Posté le jeudi 17 septembre 2009 14:11

Nourriture

Nourriture
Je trouve qu'il n'y a rien de plus débectant que de regarder quelqu'un manger. On devrait s'enfermer pour cela. C'est vrai après tout, on s'enferme pour la faire sortir, pourquoi ne pas user des mêmes manières pour la faire entrer ? Une autre chose étonnante : les rapports qu'ont les diverses civilisations avec la nourriture. Pourquoi excercer cette activité répugnante en groupe ? Comment ne pas éprouver une honte des plus totales a s'adonner a ce spectacle, débéctant.
Ce n'est pas là la reflexion d'une anorexique en stade terminal. J'ai d'ailleurs toujours aimé la nourriture. Mais il ne m'est jamais venu à l'esprit de me regarder en miroir dans l'excercice de cette activité. Cependant, je pourrais apporter des nuances : on peut regarder ceux que l'on apprécie. Comme une mère nettoierait son enfant de ses défecations. Aimer, c'est peut-être ça quelque part : pouvoir regarder manger. Je reste tout de même en incompréhension profonde devant ces "cantines" où sont parqués les enfants dès leur plus jeune âge. Avec ces scènes de barbaries imposées, comment s'étonner ensuite de leurs penchants sanguinaires pour la monstruosité, une fois adulte ?
Je finirais simplement par conclure : il me semble que je suis pudique de la nourriture.


Oui, je suis barge.

# Posté le dimanche 23 août 2009 16:38

Du 2/o4 2oo9

Réfléchis... à toutes les options qui s'offrent à toi... les maigres espoirs qui te sont permis. Je ne produis plus rien. Dans cette société de production qui nous enferme. Ce n'est pas par pur acte de rebellion. Ni volonté. Car il n'y a pas vraiment de volonté. Je n'aspire, je crois, qu'au bohneur. Du moins l'absence de malheur. Je touche pertinemment et quotidiennement au bonheur. Et trouve encore moyen de me plaindre. Dois-je tout le temps comparer? Pour me forcer a me remettre à ma place. Ma pauvre condition d'enfance surchoyée. Surchoyée ? Ou vais-je ? Errant entre compassion et tendance d'humilité. Cette inévitable tendance à me plaindre, ammener à me détester, a force de trop détester ma vie dorée. J'ai tant souffert. Et sais que le pire est à venir. Cela fait longtemps que je n'ai pas souffert comme j'en ai l'habitude. Je sais que je n'en sortirais jamais. Il m'est d'autant plus précieux. Il y a [pourtant] cette frontière d'inconnu et donc d'incohérence qui nous sépare. Cette détestable distance que je m'efforce de réduire, avec ou sans ses efforts. Je n'aime pas me plaindre. Je ne fais que ça. Mes propose sont décousus. Doit-on partir du simple fait que toutes les choses ont une signification ? Devrais-t-on alors chercher, dans chaque fait, un sens, cognitif ou non ?
S'il te plait. Je te demande de me pardonner. Pour tout le mal que je te ferais innexorablement, un jour. Je te déteste d'avance pour tout le mal que tu me fera. Mais s'il y a souffrance, c'est qu'à priori, il y aura eu ou même qu'il y a amour. Je te veux, tu sais. Je n'aspire qu'à la réunion de nos deux êtres. Dans quelle issue ? Y a-t-il seulement besoin d'issue ? Avons nous le droit de ne pas chercher de but ou une productivité quelconque dans nos actions et envies ? Voilà alors une chose qu'on ne pourra jamais détruire. Qu'aucune société quelle qu'elle soit, aussi totalitariste soit-elle, ne pourra jamais empêcher l'homme d'aimer. Par analogie, rien ne pourra non plus empêcher l'homme de souffrir. Et non, il n'y a pas de notion aucune de productivité dans la souffrance. Si ce n'est la destruction. Valeur admirable par certains aspects. Quand on remarque les efforts effroyables d'imagination et de conception que l'homme est capable de déployer dans le seul but de destruction. Une issue dans laquelle je me réfugie fréquemment. Pour assouvir un trop plein de haine formidable.
Peut-on baser une vie sur les relations humaines ? Et inversement ? Une optique de vie alors. Peut-on faire fi des valeurs d'accomplissement que contiennent le travail ? A l'opposé, peut-on concevoir une vie sans sexe ? Une vie de dévotion, corps et âme. A quoi alors ? Les autres ? Un rêve, une tendance, un absolu.
A-t-on le droit de pleurer, ne serait-ce qu'un instant ? Sur la lâcheté de l'homme. La cupidité de la femme. Le fonctionnement abusif et effrayant du système. L'égoïsme de la race humaine. La méchanceté d'un enfant. L'égocentricité des classes dites supérieures. Les profiteurs de ce système. La haine que l'on peut nourrir. Parfois à l'encontre de soi-même.
Peut-on reprocher à deux être humains, tellement imprégnés de leur égoïsme qu'ils en deviennent aveuglés, incapables alors d'ouvrir les yeux un monde qui se meurt, et oser donner la vie, au milieu de la mort. Je n'arrive pas à comprendre. Oui, peut-être qu'un jour on me fera ouvrir les yeux sur la beauté d'être mère...
On nous donne, dès notre plus jeune enfance, des valeurs sacrées, aussi athés soyons nous, à défendre, envers et contre tout. De quel droit les assimilons nous ? Sans aucune preuve de leur intégrité et de leur justesse.
Je tourne en rond et n'aspire qu'à une seule chose : être avec lui. A l'abri des autres et de leurs sarcasmes...
Du 2/o4 2oo9

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 17:37

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 16:15